SAMIR BARRIS

vendredi 22 janvier à 20.30

"Les invités de Marc"

avec Marc Aymon
Samir Barris, Bertrand Bitz,
Nicolas Jules, K,
Fabian Tharin, François Vé


Samir Barris est un auteur-compositeur-interprète originaire de Bruxelles.
Actif en solo, sous son nom, mais aussi dans plusieurs groupes à la renommée grandissante (comme guitariste auteur-compositeur dans XX ou dans un registre jeune public avec Ici Baba).

Dès 2000, il fait ses armes au sein du très jeune groupe Melon Galia, avec lequel il enregistre plusieurs disques et fait plus d’une centaine de concerts (Belgique, France, Canada, Etats-Unis). Pour l’anecdote, il sera aussi le batteur des américains de Bright Eyes lors de leur première tournée européenne.

En 2006, il se lance en solo, remporte haut la main le tremplin belge « Musique à la française » et sort son premier album autoproduit « Quel effet ? » en distribution chez Bang ! Le disque reçoit un excellent accueil et le single « le fossé » connaît un étonnant parcours, en étant diffusé sur la plupart des radios nationales publiques et privées.

En 2007, ce premier album sort en France et en Suisse. Les médias hexagonaux sont enthousiastes et soulignent l’élégance de l’auteur, le naturel mélodique du compositeur, la voix personnelle et charmante de l’interprète. Samir tourne sans relâche et petit à petit se construit une base de fans toujours plus grande et enthousiaste.

En 2009, Samir Barris rallie la maison de disque Team For Action et le tourneur Nada. Un premier single déferle sur les ondes (Velours et mensonges, duo piquant avec Vanessa Klak), annonciateur de son deuxième album « Tenter l’atout » qui sort le 16 novembre 2009.


Quel effet ? (2007)
(y compris "Le fossé")


Tenter l'atout (2009)


LE NOUVEL ALBUM DE SAMIR BARRIS
"Tenter" l’atout (production Team 4 Action / distribution Bang !)

Samir Barris a un visage d’ange. Plus d’une vous le dira. Pourtant, « Tenter l’atout » ne joue pas la carte sentimentalo-romantique qu’un physique avenant de jeune chanteur lui permettrait d’abattre. Car Samir n’est pas un ange. Faillible, sculpté par l’expérience, capable de déprimes comme de coups d’éclat, il n’a d’autre prétention que d’être un homme. Et plutôt joueur avec ça… A regarder sa main, on prédit que cela va être une belle partie.

Flashback : en 2006 sort « Quel effet ? », premier album solo (après la belle aventure « Melon Galia »), auto-produit, enregistré presque tout seul en home-studio, bourré de défauts et attachant pour cela, un vrai « premier album » en somme. Le single « le fossé » lui ouvre la porte des radios et le cœur de bien des auditeurs, touchés par le message épicurien et bienveillant d’une chanson qui clame que « la ligne d’arrivée a perdu de son intérêt »…  invitation à la paresse, ode à la pause.

Trois années, une grosse centaine de concerts, beaucoup de rencontres et une signature plus tard, Samir sort donc « Tenter l’atout ». Un album plus ambitieux que le premier, c’est du moins ce qu’on dit quand un artiste élargit ses arrangements (cordes, vents, claviers, en plus du classique guitare/basse/batterie) et ses horizons : une présence plus franche des influences jazz et latines, des rythmiques plus affirmées, une voix plus mûre et plus posée, un jeu de guitare percussif très identifiable, des récurrences sémantiques (le corps, le mouvement, le jeu), une audace dans la citation (la début très Clash et les chœurs très Beatles de « Tenter l’atout » , le clin d’œil appuyé à Lou Reed dans « Regarde-moi », la posture gainsbourguienne de « Tu files », la bulle Bossa Nova qu’est « Non », le danseur-artiste nietzschéen de « Air », etc.) et des duos tout sauf gratuits (le piquant « Velours et mensonges » avec Vanessa Klak et « La voie Rapide », reprise envoûtante d’Olivier Andu chantée avec la non moins envoûtante Séverine Cayron).

Samir Barris n’a rien changé à sa plume, qui n’a fait que bonifier. Les compositions sont toujours aussi accrocheuses même quand elles se font plus sophistiquées et le disque enchaîne une série non négligeable de chansons « tubesques ». Les textes au vocabulaire riche et choisi refusent de sacrifier le fond à la forme, ni la forme au fond : pas de « pour la rime » ni de licence « néo-réaliste » ici. Fond et forme se tiennent , s’entremêlent, se relancent, se servent et s’élèvent mutuellement. Et instillent à « Tenter l’atout » ce qu’on pourrait désormais ne plus craindre d’appeler le style « Samir Barris ».