ÇA C'EST DIT !
L’Eurosong 2013 a répondu à toutes les attentes que l’on peut en avoir depuis de nombreuses années maintenant... Balayons tout de suite cette idée étrange que l'on a pu lire dans la presse selon laquelle la qualité des chansons s’est améliorée au cours des années. Bien évidemment que non. Au contraire ! Les chansons se sont pour la plupart vidées de toute substance, tout se veut formaté pour la circonstance. Pas de tripes, pas de couilles, rien, la lissitude maximale, paraître d’émotion et façade de sourire. Une fête des nations qui se côtoient, tu parles ! Peut-être en coulisses. Mais ces quelques drapeaux et autres grigris agités devant les caméras ne suffisent pas pour que l’on croie à cette pitrerie télévisuelle. L’Eurosong retrouvera peut-être – peut-être seulement – quelque intérêt quand chaque pays participant y partagera son identité culturelle. Ce n’est pas là une question de folklore, c’est simplement que le quasi tout anglais au même format gomme tout relief et toute authenticité. L’Eurosong sera peut-être – peut-être encore – à nouveau crédible lorsque les chanteurs seront accompagnés par un vrai orchestre, oui des musiciens pour de vrai, et non cette fumisterie de playback ridicule dont la télévision est si souvent friande par facilité. Question de budget ? Tu rigoles ! Epargnez-nous les excès d’effets lumineux, dégagez les minables figurants danseurs de l’inutile et revenez à ce qui devrait être l’essence même de la manifestation. Eurosong… Song… Chanson… Concours Eurovision de la Chanson. En attendant, même le bel enthousiasme que déploie Jean-Marc Richard dans ses commentaires sur la RTS n’y changera rien : l’Eurosong est une grosse daube, pour ne pas dire une merde. |
Jacques S / 19.05.2013 jacques.s@lechantlaboureur.ch |
La piètre prestation des Suisses en demi-finale de l'Eurosong était malheureusement prévisible. Energie bidon, chanson bâclée, anglais de tronçonneuse, présence scénique médiocre. Et on ne parle pas de la figuration pitoyable, totalement à côté des cordes, du sympathique contrebassiste nonagénaire qui faisait peine à voir. L’armée du salut a tout faux. L’âge mérite un autre respect que d’être bêtifié sur l’autel d’un minable concept. Ainsi, cette organisation s’est galvaudée jusqu’à se défaire de son identité et ranger ses prétendues valeurs dans les tiroirs exigés par un règlement. Zéro. (js) |


